Charles Innocenti

Comment te présente t’on quand on parle de toi dans ton métier ?
Les gens disent certainement que je suis un chef, un restaurateur et le propriétaire du restaurant chez Livio à Neuilly.

 

Quelle est la chose dite de toi en tant que chef alors, qui te touche particulièrement ?
Qu’on dise que je suis un passionné, passionné par mon métier et tout ce qu’il comporte. Et que je suis exigeant.

Qu’est ce qui compte le plus au quotidien dans ton restaurant ?
Je travaille pour que mes clients soient heureux, pour que mon personnel le soit aussi. J’aime travailler en équipe, j’aime notre ambiance d’entraide. Si tu me demandes de choisir un moment, je dirais que je préfère l’ambiance du service du soir, les gens sont forcément plus détendus, plus sereins.

LE GRAMME est une marque lifestyle pour homme, elle propose des objets essentiels, et dans ton métier quel est l’élément iconique, celui qui te symbolise ?
Mes couteaux évidemment. Ce sont des couteaux japonais que j’ai depuis 10 ans, que j’adore, je ne travaille qu’avec eux, ils se sont patinés au fil du temps, ça les rend encore plus beaux.

Ton objet LE GRAMME, quel est-il ?
J’ai deux bracelets un 15g et un 33g, tous deux lisse poli en argent 925.

Comment les portes-tu ?
Je les porte ensemble mais j’inverse le plus petit en portant son ouverture sur le dessus du poignet.

Si LE GRAMME était un plat alors… lequel serait-il ?
Un plat très direct, simple et beau.

Quel est le cadeau que tu aimerais recevoir prochainement?
Il y a une grande table Knoll en marbre que j’aime beaucoup, elle est très essentielle et classique, j’aime la qualité de cet objet, sa matière qui est le marbre, son dessin très simple du pied au plateau. Et si je peux rêver un peu, je dirais une vieille voiture de collection comme une vraie Ferrari 250 GT.

Quel est le prochain cadeau que tu vas faire ?
J’adore faire plaisir et donc offrir des cadeaux. Je vais offrir à ma femme un perfecto, sinon je lui offre aussi des bijoux ; j’offre d’ailleurs souvent des bijoux LE GRAMME, à mon père, aux potes. Et puis j’aime également offrir des fringues, un blouson en daim façon Steve McQueen dernièrement, ou des chaussures. Je dois être un bon copain…

Quel est ton objet fétiche ? combien pèse-t-il ?
C’est un bracelet porté par mon frère pendant dix ans, jusqu’au 13 novembre où on l’a perdu au Bataclan. Un bracelet centenaire qui vient d’une tribu malgache. Il est fait en argent. A la mort de mon frère, je l’ai fait reproduire là-bas en plusieurs exemplaires et j’y ai fait mettre ses cendres, car ce type de bracelet a été conçu pour cela. Ceux qui aimaient mon frère forment une sorte de clan, et ce bracelet en est l’un des symboles.

Qu’est ce qui a du poids dans ta vie ?
La famille, les amis, toujours. Plus que le travail malgré la passion que j’ai pour lui.

Un endroit de prédilection où te trouver en ce moment ?
Dans mon canapé, avec ma femme et ma chienne, une petite berger australien et un sacré de Birmanie. Peut-être sur la plaine de Bagatelle en promenade avec mon chien, sinon sur un golf.

Photographe : ©Benoit Linero

charles innocenti chezlivio

Neuilly Madame Charles Innocenti : Un chef Solide

| CkomParis | Blog

37 ans, Charles Innocenti est à37 ans, Charles Innocenti est àla tête de Livio et de Più, PMEde 56 personnes. Portrait d’unhomme passionné, qui vit à100 km/heure pour concilierrestauration et vie de famille.Livio, c’est une institution àNeuilly, 600 couverts par jour, le restaurant incontournableoù l’on croise toujours quelqu’un qu’on connaît et qu’onaime bien. C’est une histoire de fils, c’est une histoire defrères. D’abord il y a Livio Innocenti qui reprend cette petiteéchoppe de 17 couverts en 1964. Ensuite ses fils, Alfio etVittorio. Ils y travaillent toute leur vie, en veillant sur leurcomplémentarité. Scolarisé à Charcot puis à Sainte-Croix,Charles est à Neuilly comme un poisson dans l’eau. Avecson frère, Pierre, ils ont toujours baigné dans la restauration.“ On était commis, on faisait la plonge, on y déjeunait entreles cours.” Une fois majeur, il passe son premier été en tantque chef de rang, ce qui lui permet de se payer des vacances.Et même s’il rêve de faire l’école hôtelière (comme sonfrère) il bifurque vers Dauphine. Mais ce n’est pas pourlui, il finit par rejoindre Lausanne à son tour. Son diplômeen poche, une furieuse envie le taraude, celle de passer àla pratique. Pendant 3 ans, il offre son aide à plusieursrestaurants (Michel Rostang, Alain Ducasse, Café Armani).Tout ce qui compte c’est d’apprendre, apprendre encore.En 2007, son père et son oncle lui proposent de rejoindreLivio. Ils lui donnent carte blanche. Le jeune homme s’attèleà redresser la barre de la cuisine. Il met à plat les recettes,mise sur le tout fait maison, innove tout en respectantl’histoire “de cette vieille maman qui s’adapte toujours.”Stéphane Albertini, vieil ami de la famille, rejoint l’aventure

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chef charles innocenti Neuilly sur seine
Et puis Pierre. C’est le tour de la nouvelle génération. Les deux frères rachètent l’entreprise familiale en 2012. Charles à 30 ans, Pierre 37. Ces années là sont pour tous les habitués, des années fastes. Quelle joie d’être accueilli par le trio charmant, jeune, sympathique, bourré d’énergie, toujours souriant. Entrer chez Livio c’est basculer dans une bulle de rires et de joie de vivre, celle de la famille Innocenti qui se partage de table en table. Le 13 novembre, affreuse date, terrible date, l’histoire familiale bascule avec le drame du Bataclan. Pierre et Stéphane assistaient au concert des Eagles Death Metal. La France, le monde entier, est en émoi. Les neuilléens aussi. Tout le monde défile devant le 6 rue de Longchamp pour déposer fleurs et lettres de condoléances. L’entrée du restaurant est devenue un mausolée. Charles se tient droit, fort. Il n’a pas le choix, il faut continuer, on lui a pris assez. Modèle de résilience, le jeune homme retrousse ses manches : “J’avais besoin de solitude, d’être en famille, mais je ne pouvais pas, il fallait payer les employés, les charges... c’était une période hors du temps.” Ce formidable soutien collectif le porte, l’aide à avancer malgré la douleur. Son meilleur ami Arthur, sa femme Johanna, son premier soutien. “Sans elle je ne serai pas là où je suis, c’est la femme de l’ombre, toujours à mes côtés”. Avec Johanna, Charles devient père de 2 garçons, Eliah et Gabriel. Peut-être rejoindrontils un jour la cantine familiale ? Ce qui est sûr, c’est que Charles leur transmettra le goût des valeurs, du service, de la gourmandise, du dépassement de soi. À son bras, un grand tatouage coloré réalisé par un illustre maître japonais. Ça faisait longtemps que son frère et lui rêvaient d’être tatoués. Il le fera quand même, et aussi pour Pierre. Un exercice long et douloureux qui lui vaut 3 voyages à Tokyo, et 8 sessions de 10 heures. Sur le bras de son coeur, une catharsis. Un phénix symbolise la résurrection de son frère dans sa chair et une divinité bouddhiste incarne la sagesse qu'il lui apportait. Charles combat la tristesse dans l’action, “enfiler son tablier fait du bien, ça permet de ne pas penser. Chaque jour, c’est un nouveau lever de rideau.” En 2016, il décide de faire “les plus gros travaux de l’histoire”, de refaire le bar, la terrasse, les cuisines. “Certains ont eu du mal à accepter qu’on change “le poumon du restaurant mais il faut savoir que la personne qui aime plus ce restaurant : c’est moi. Ce restaurant c’est ma vie”. Charles forme, délègue, organise, supervise, il bouillonne d’idées, va à gauche, à droite, ne répond pas au téléphone. Il n’a pas le temps. A côté de Livio, il ouvre une épicerie avec son ami Arthur aux commandes. “Più”, c’est 1 an ½ de travaux. “On voulait que les clients mangent aussi bien à la maison qu’au restaurant”. Encore une fois, c’est un succès, et Charles envisage d’en ouvrir un 2e, cette fois dans Paris. Par contre il n’y a, et il n’y aura toujours, “qu’un seul Livio”. Si les projets grouillent, Charles rêve de sa cuisine, il veut continuer de faire progresser la carte, de travailler les ardoises de saison, il veut en revenir aux mains, à la création. Sa madeleine de Proust ? Il répond avec un grand sourire : “le cocktail de pâtes et les scampi fritti”. Charles Innocenti c’est un mélange bien dosé de rigueur, de sérieux, de charme et de gentillesse. C’est un homme enfant, un chef d’orchestre qui aime faire des boeufs avec ses amis, jouer au golf (même s’il n’a pas le temps) et regarder les avions avec ses fils, plaine de Bagatelle. L’énergie de la vie, et de la survie.

Chez Livio, un succès italien depuis cinquante ans

| Super User | Blog

Autrefois, le grand-père y servait 17 couverts... Aujourd'hui, le restaurant est devenu une institution qui peut accueillir jusqu'à 600 personnes par jour, y compris les stars du PSG.

Brigitte Bardot et Alain Delon dans les années 1960, Nicolas Sarkozy lorsqu'il était maire de la ville, et Zlatan Ibrahimovic et ses coéquipiers du PSG aujourd'hui ! Depuis 1964, le restaurant Chez Livio attire de nombreuses personnalités. Mais il doit avant tout son succès aux habitants de Neuilly qui ont fait du lieu leur cantine où l'on célèbre naissances, examens, anniversaires... « C'est un restaurant où l'on vient en famille, témoigne une quadra attablée avec des amies. Quand on ne sait pas quoi cuisiner le dimanche soir, on vient chez Livio ! »
Véritable institution, Livio souffle cette année ses 50 bougies. A grand renfort publicitaire puisque, depuis plusieurs semaines, les rues du nord des Hauts-de-Seine et de Paris (XVI e et XVII e) sont constellées d'affiches aux couleurs de cette table italienne.
Au départ, il y avait 17 couverts, plus la terrasse l'été. La cantine branchée emploie désormais 45 personnes, dispose de 250 places, et sert jusqu'à 600 clients par jour. Avec un ticket moyen de 30 €.
Ce n'est plus Livio, le grand-père arrivé de Toscane dans les années 1930, ni Alfio le père, aujourd'hui à la retraite, qui prennent la pose sur les affiches, mais Pierre et Charles Innocenti et leur cousin Stéphane Albertini. « Petits, nous avons passé beaucoup de temps dans le restaurant », raconte Pierre, 39 ans, qui explique être « quasiment né ici ». « Quand on venait aider mon grand-père, il nous demandait de nettoyer les fraises en sifflant, pour être sûr qu'on ne les mangeait pas ! » Une véritable histoire de famille que la nouvelle génération souhaite faire perdurer encore longtemps, en y apportant quelques évolutions.
« Livio a toujours été une adresse incontournable. Mais au niveau de la carte, il y avait des progrès à faire », admet Pierre, diplômé de l'école hôtelière de Lausanne comme son frère cadet Charles, 32 ans. Le premier officie en salle, le second en cuisine. Depuis trois ans qu'ils ont repris l'affaire, les frères Innocenti misent sur la qualité des produits pour « secouer un peu l'institution » et attirer une nouvelle clientèle. Ils travaillent notamment avec Terroirs d'avenir, le fournisseur de fruits et légumes des plus grandes tables parisiennes et le célèbre boulanger Jean-Luc Poujauran.
Le restaurant a d'ailleurs obtenu le label des produits d'ici, cuisinés ici, attribué par le Cervia (Centre régional de valorisation et d'innovation agricole et alimentaire). Mais que les puristes se rassurent, les fromages, les charcuteries, l'huile d'olive et la farine pour les pizzas proviennent bien d'Italie ! Les pizzas, un sujet avec lequel il ne faut d'ailleurs pas plaisanter. Le restaurant en sert en moyenne 200 chaque jour. « Nous avons également changé la recette mais en douceur, pour ne pas brusquer les habitués », explique Charles, qui a retravaillé la carte en prenant les manettes de la brigade, au sein de laquelle officient 15 personnes.

Chez Livio, 6, rue de Longchamp à Neuilly, ouvert sept jours sur sept. Tél. 01.46.24.81.32.

Charles Innocenti

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Comment te présente t’on quand on parle de toi dans ton métier ?
Les gens disent certainement que je suis un chef, un restaurateur et le propriétaire du restaurant chez Livio à Neuilly.

 

Quelle est la chose dite de toi en tant que chef alors, qui te touche particulièrement ?
Qu’on dise que je suis un passionné, passionné par mon métier et tout ce qu’il comporte. Et que je suis exigeant.

Qu’est ce qui compte le plus au quotidien dans ton restaurant ?
Je travaille pour que mes clients soient heureux, pour que mon personnel le soit aussi. J’aime travailler en équipe, j’aime notre ambiance d’entraide. Si tu me demandes de choisir un moment, je dirais que je préfère l’ambiance du service du soir, les gens sont forcément plus détendus, plus sereins.

LE GRAMME est une marque lifestyle pour homme, elle propose des objets essentiels, et dans ton métier quel est l’élément iconique, celui qui te symbolise ?
Mes couteaux évidemment. Ce sont des couteaux japonais que j’ai depuis 10 ans, que j’adore, je ne travaille qu’avec eux, ils se sont patinés au fil du temps, ça les rend encore plus beaux.

Ton objet LE GRAMME, quel est-il ?
J’ai deux bracelets un 15g et un 33g, tous deux lisse poli en argent 925.

Comment les portes-tu ?
Je les porte ensemble mais j’inverse le plus petit en portant son ouverture sur le dessus du poignet.

Si LE GRAMME était un plat alors… lequel serait-il ?
Un plat très direct, simple et beau.

Quel est le cadeau que tu aimerais recevoir prochainement?
Il y a une grande table Knoll en marbre que j’aime beaucoup, elle est très essentielle et classique, j’aime la qualité de cet objet, sa matière qui est le marbre, son dessin très simple du pied au plateau. Et si je peux rêver un peu, je dirais une vieille voiture de collection comme une vraie Ferrari 250 GT.

Quel est le prochain cadeau que tu vas faire ?
J’adore faire plaisir et donc offrir des cadeaux. Je vais offrir à ma femme un perfecto, sinon je lui offre aussi des bijoux ; j’offre d’ailleurs souvent des bijoux LE GRAMME, à mon père, aux potes. Et puis j’aime également offrir des fringues, un blouson en daim façon Steve McQueen dernièrement, ou des chaussures. Je dois être un bon copain…

Quel est ton objet fétiche ? combien pèse-t-il ?
C’est un bracelet porté par mon frère pendant dix ans, jusqu’au 13 novembre où on l’a perdu au Bataclan. Un bracelet centenaire qui vient d’une tribu malgache. Il est fait en argent. A la mort de mon frère, je l’ai fait reproduire là-bas en plusieurs exemplaires et j’y ai fait mettre ses cendres, car ce type de bracelet a été conçu pour cela. Ceux qui aimaient mon frère forment une sorte de clan, et ce bracelet en est l’un des symboles.

Qu’est ce qui a du poids dans ta vie ?
La famille, les amis, toujours. Plus que le travail malgré la passion que j’ai pour lui.

Un endroit de prédilection où te trouver en ce moment ?
Dans mon canapé, avec ma femme et ma chienne, une petite berger australien et un sacré de Birmanie. Peut-être sur la plaine de Bagatelle en promenade avec mon chien, sinon sur un golf.

Photographe : ©Benoit Linero